mardi 21 février 2017

Les LAGUNES - Préface - Leur nature et leur histoire I





A mon gondolier, ANTONIO SALIN,
mon fidèle compagnon à Venise et en Vénétie.




PRÉFACE

En préparant cette nouvelle édition de Vie dans les Lagunes, j'ai réécrit le chapitre sur la structure de l'estuaire vénitien, et j'ai ajouté une très brève histoire de ceux qui en firent leur demeure. Je crois que ce compte rendu condensé de la République vénitienne peut s'avérer utile pour ceux qui visitent la Cité des Lagunes. J'ai aussi inclus une description des restaurations qui ont été récemment menées au Palais Ducal, sur la base des informations que m'a fournies l'architecte en charge de ces travaux.

L'addition d'illustrations au livre sera trouvée, je l'espère, acceptable. Ces chapitres qui dans la première édition concernent principalement la terre ferme de Vénétie ont été omis, avec l'ambition de concentrer le travail sur la ville de Venise : il se peut qu'ils soient utilisés, un jour, dans un guide des villes, villages et châteaux du Veneto.

HORATIO F. BROWN

Cà Torresella, Venise
Février 1894





LES LAGUNES

Leur nature et leur histoire I


La Lagune de Venise est une pièce d'eau qui couvre une surface estimée à 160 miles géographiques carrés. Elle forme approximativement un croissant de lune : le côté convexe représente la côte de la lagune vers la terre ferme ; la partie concave est composée d'un nombre de longs et étroits bancs de sable nommés Lidi, qui séparent la lagune de l'Adriatique. 

C'est dans la partie la plus large de cette étendue d'eau qu'est située la cité de Venise, quoique même à cet endroit, elle ne fasse guère plus de sept miles de large.

Mais ce grand ensemble aqueux n'est ni un marécage, ni un lac de marée, ni la mer : c'est un endroit particulier à tous égards. 

Il y a trois principaux facteurs qui interviennent dans la formation de ce bassin, et c'est en fixant notre attention sur ceux-ci que nous réussiront le mieux à comprendre comment les lagunes ont été créées. Ces trois facteurs sont la mer, les Lidi et les fleuves.

J'ai mentionné les Lidi au milieu parce que c'est à cette place qu'ils arrivent dans la nature, entre la mer et les fleuves, et parce qu'ils sont le facteur le plus important commandant, comme nous allons le voir, l'ensemble des lagunes.

Aussi, allons-nous commencer avec les Lidi. Vers l'Adriatique se déploient ces longues, étroites îles, jamais plus large qu'un mile, formées de sable de mer d'un côté et de vase de la lagune, de l'autre.

Beaucoup de spéculations ont été formulées sur la manière dont ces îles se sont formées. 

Il est possible qu'à une certaine époque elles aient appartenu à la terre ferme et aient constitué la côte réelle dans cette direction. 

Mais la terre derrière elles se trouvant à un niveau faible, guère distinguable  de celui de la mer, elle a pu être inondée par l'action conjointe de la mer qui courait vers la terre et des fleuves - le Brenta, le Sile and la Piave - coulant vers la mer à partir des Alpes et la plaine orientale d'Italie. 

Et ainsi les Lidi, alors qu'ils continuaient à être la limite de la mer, cessèrent d'être la réelle ligne de côte de la terre ferme, et derrière eux s'étendit cette zone aquatique qu'on appelle la lagune.

Ou il se peut que les Lidi ne soient rien d'autre qu'un barrage construits par les fleuves en travers de leurs propres bouches. Ces longues crêtes de sable furent lentement élevées entre l'eau salée et l'eau fraîche, entre les fleuves et la mer, comme un monument à leur éternelle lutte dont le sort ne fut jamais décidé.

Alors qu'elles levaient leurs têtes au-dessus du niveau de l'eau, elles offrirent un lieu de repos pour des graines poussées par le vent qui ont éclos en herbe et fleurs et en diverses végétations. Elles présentèrent un rempart de sable à l’Adriatique, de sorte que cette mer ne put plus se briser sur les côtes mêmes de la terre ferme.

Toutefois, elles endiguaient en même temps les fleuves dont les eaux trouvaient un passage difficile et tortueux vers la mer, et donc submergèrent le delta à leur bouche et firent la lagune.

Quel que soit le juste point de vue, les Lidi vinrent se placer entre la mer et la lagune et forment l'élément de la plus haute importance pour ce qui caractérise la surface aquatique sur laquelle la cité de Venise repose. Leur grande fonction est de protéger la capitale et ses habitants de deux ennemis : une mer tempétueuse et une force hostile.

Les Lidi forment l'une des plus admirables défenses naturelles imaginable contre une attaque. Voici comment :

La longue ligne d'îles sablonneuses n'est pas une ligne continue ininterrompue : elle est rompue en cinq points, formant des sorties vers la mer et des entrées vers la lagune : ces ruptures sont généralement connus comme les Porti ou ports.

Il est évident qu'un ennemi, avant que les canons ne soient connus de quelque façon que ce soit, désirant atteindre la cité, doit d'abord gagner les Lidi, et ensuite passer par ceux-ci avec ses bateaux ; autrement il se trouverait certes en vue de la cité, c'est vrai, mais toujours séparé de celle-ci par l'étendue de la lagune intérieure. 

L'ennemi par conséquent doit trouver la position de l'un ou l'autre de ces cinq ports, et ensuite faire cap sur lui, avant qu'il puisse espérer pénétrer dans la lagune.

Mais la nature a protégé chacun de ces ports du côté de la mer d'une manière singulière. Si l'ennemi, se servant de son bon sens, se dirigeait droit vers un port, il se retrouverait rapidement échoué sur un banc de sable à quelque distance en mer.

Car le profond canal principal, par lequel les eaux sortent et rentrent de chaque port, ne va par vers la mer en ligne droite, mais dans tous les cas tend vers le sud, ayant d'un côté le rivage du Lido et de l'autre, un large banc de sable toujours recouvert d'eau, mais si peu profond que chaque jour à marée basse, si une petite brise vient à souffler, vous pouvez voir la ligne blanche des déferlantes sur son bord le plus lointain.

La cause de ce phénomène, qui a donné à Venise une seconde et invisible ligne de défense après les évidents remparts que sont les Lidi, est qu'en Adriatique il y a un courant permanent, partant de la Méditerranée, qui remonte la côte orientale vers la Dalmatie et l'Istrie, fait le tour du golf et revient par la côte occidentale vers la Méditerranée à nouveau.

Ce courant permanent, en son incessant mouvement devant les porti des lagunes vénitiennes, croise les eaux qui vont et viennent de ces porti. Dans un cas, cela conduit la marée montante près de la côte du Lido, et fait un canal ; dans l'autre cas, il tire la marée descendante avec lui la déviant vers le sud, et cela aussi approfondit le canal et conforte l'opération précédente. 

Le canal est conservé libre par l'alternance des marées quotidiennes et ainsi devient habituel pour ces eaux.

Mais il est un autre danger, plus grave et plus constant, contre lequel les Lidi servent de protection à Venise et aux Vénitiens. Une flotte hostile au large du Lido est une relativement rare circonstance, mais une tempête peut surgir n'importe quand : et pourtant c'est seulement l'étroite bande de dune sableuse que nous appelons Lidi qui protège la cité de l'Adriatique coléreux.

Si par hasard le sirocco souffle, vous entendrez haut dans l'atmosphère le boum des vagues qui se brisent sur la côte du Lido : si ce fragile banc de sable venait à céder, les eaux marines impétueuses viendraient envahir la cité, balayant ses palais et ses églises en une destruction aquatique, telle que l'imagination du Tintoret l'a peinte sur sa toile de Santa Maria dell'Orto.

Et en écoutant cette attaque orageuse de la mer, nous savons ce que les anciens Vénitiens ont dû ressentir avant que la République n'entreprenne de construire ces parapets de défense, les murazzi ou murs de mer, le long du Lido en ses points les plus faibles. 

Car cette bande de sable n'est jamais plus large que d'un demi mile et, en certains endroits, près de Pelestrina par exemple, il n'y a pas cent pas pour séparer la mer de la lagune.

Le danger que l'Adriatique puisse faire une incursion dans la lagune a toujours été si sérieux que depuis les temps les plus anciens, cette question des palissades a occupé l'attention du Gouvernement. 

Il y a peu de doute que les Lidi furent originellement recouverts de ce très beau pin, Pineus pinea, qui faisait la gloire de la forêt de Ravenne.

Avec la chute progressive et la consommation de ces forêts côtières le danger s'accrut pour les Lidi et le Gouvernement fut obligé de prendre les choses en main. 

Mais la première protection qu'il imagina pour les Lidi n'était pas ces grands murs de pierre taillée qui désormais s'étendent de Pelestrina à Chioggia, mais un bien plus simple et primitif rempart, un dispositif cependant toujours en usage de nos jours.

Si vous souhaitez voir ce à quoi ressemblaient les vieilles défenses du Lido, faites arrêter votre gondolier sur le chemin de S. Elizabetta, à ce qui fut jadis la magnifique île de S. Elena, et là vous serez à même d'étudier le dispositif de palissade et de détritus par lesquels les anciens Vénitiens empêchaient la mer de grignoter son chemin à travers les remparts du Lido.

Les Lidi, ainsi que je l'ai dit, sont le facteur principal de la formation des lagunes, et leur fonction était, et est toujours plus particulièrement, leur protection. La mer est le facteur important suivant et son rôle est avant tout de vivifier. Sans le mouvement diurne de la mer, les lagons deviendraient une masse vaseuse de vase pestilentielle.

A l'origine, la mer n'était absolument pas le seul fournisseur d'eau des lagunes. Les fleuves Brenta, Sile, Piave et d'autres plus petits cours d'eau déversaient leurs eaux dans l'estuaire vénitien. 

Mais le mélange de sel et d'eau fraîche rendait l'air de Venise impaludé et le dépôt d'alluvions apporté par les fleuves menaçait un jour ou l'autre d'étouffer le bassin, de sorte que le Gouvernement tourna son attention vers l'expulsion des fleuves de la lagune.

Ce ne fut pas tâche facile car ces fleuves, partant de leur "berceau de haute montagne", parmi les Dolomites, et n'ayant qu'un bref cours de leur lieu de naissance jusqu'à la mer, acquièrent au cours de leur descente une impétuosité qui devient, en période de fortes pluies, irrésistible.

Le Gouvernement, cependant, à force de patience et à grand frais, réussit dans son projet. La Piave fut détournée vers un nouveau débouché, le Sile fut contraint de suivre l'ancien lit de la Piave et le Brenta fut conduit le long de la limite de la lagune jusqu'à la mer à Brondolo : seule une très petite portion de ses eaux entrent de nos jours dans la lagune à Fusina.

C'est la mer qui nourrit la lagune et deux fois par jour, ses eaux se déversent à la surface de la lagune, passant le long des murs de la cité et à travers ses étroits canaux : elles accomplissent leur "tâche de pure ablution", et à leur évacuation, emportent avec elles tous les déchets de la ville.

Mais ce flux et ce reflux de la mer dans l'estuaire n'est pas une opération simple : c'est un ensemble d'opérations différentes, ressemblantes mais parfaitement distinctes. Et c'est cette complexité qui confère à la lagune beaucoup de son caractère extraordinaire en tant que phénomène naturel.

Pour comprendre la nature du flux et du reflux dans la lagune, nous devons retourner un instant aux Lidi. Ces longues bandes de terre sont brisées en cinq points.

Ces brisures sont connues comme étant 1 - le Porto dei Tre Porti ; 2 - le Porto di S. Erasmo ; le Porto del Lido ; 4 - le Porto di Malamocco ; et 5 - le Porto di Chioggia.

Le Porto del Lido est celui qui mène à Venise et à travers lui, au temps de la République, les galères de guerre quittaient ou rejoignaient la Cité. 

Afin, donc, d'approfondir le canal en accroissant le courant et le récurage, le Gouvernement ferma le Porto di S. Erasmo, contraignant la plupart de ses eaux à passer par le Porto di Lido, et très peu d'eau pénètre ou quitte la lagune par S. Erasmo - une quantité, en fait, négligeable : du point de vue l'économie interne de l'estuaire, on ne doit s'occuper que des quatre ports de Tre Porti, Lido, Malamocco et Chioggia.

On appréciera mieux la nature du flux et du reflux de la marée dans les lagunes en suivant le mouvement de l'eau tandis qu'elle s'infiltre par l'un des quatre ports.

La surface de la lagune n'est pas stable. A marée haute c'est de l'eau, à marée basse c'est dans une très large mesure des bancs de vase. 

Mais ces bancs de vase sont coupés dans toutes les sens par d'innombrables canaux, certains grands et profonds, conservés ouverts artificiellement grâce au dragage, certains étroits et peu profonds, qui finalement se perdent parmi les recoins les plus secrets de la lagune. Les canaux sont les voies naturelles que l'eau a formé pour ses entrées et sorties.


Si nous suivons la mer maintenant tandis qu'elle entre par le port du Lido, nous la trouvons qui pénètre avec une force et une vitesses impétueuses à travers cette étroite ouverture, ayant derrière elle toute le gonflement de l'Atlantique, de la Méditerranée et de l'Adriatique.

Elle se répand rapidement d'abord par les innombrables canaux dans les bancs de boue, les emplissant jusqu'à ce qu'ils débordent et inonde la totale superficie de la lagune : elle ne ressemble plus alors à un vaste champ boueux mais a plutôt l'air d'être un grand lac avec une cité féerique flottant en son sein.

Le marée poursuit son flux devant Venise et Murano vers Campalto, Mestre, Fusina, toutes sur la terre ferme. Et plus elle s'éloigne de la mer et de son port d'entrée, plus elle perd de vitesse et plus son flux est lent.


Mais certaines de ses eaux ne filent pas directement vers la terre ferme : elles sont détournées par des canaux vers la droite et la gauche. 

Les eaux vers la gauche poursuivent leur flux vers Malamocco, jusqu'à ce qu'à une limite près de l’Île de S. Spirito elles rencontrent la marée qui à ce moment est entrée par le port de Malamocco, de même que la marée que l'on suit est entrée au port du Lido.

Ses deux marées entrantes se rencontrent et comme elles ont chacune perdu de leur force première, elles se neutralisent facilement l'une l'autre et pratiquement s'immobilisent

Ensuite chacune dépose le fardeau de sable et de boue qui jusqu'à présent a été emporté avec elle, en suspension dans son courant, et ainsi, à ce point de jonction, un petit tas ou ligne de partage des eaux s'établit graduellement, qui, bien qu'il ne soit pas d'une hauteur appréciable, est cependant suffisant pour obliger les eaux à retourner par le chemin par lequel elles sont arrivées, lorsqu'elles reçoivent une fois à nouveau leur rappel vers la mer.

La même chose s'est produite à notre époque du côté droit du port du Lido, à l'île dei Santi, près de Burano, où la marée qui arrivent par le Lido rencontre et neutralise la marée qui s'écoule par Tre Porti.

Et de même encore à la Cà dei Furlani, près de Pelestrina, la marée de Malamocco rencontre et neutralise la marée de Chioggia.

On nomme ces points de jonction spartiacque ou ligne de partage des eaux. Et le résultat de cette curieuse action de la marée que j'ai tenté d'expliquer, est tel que la Lagune de Venise, apparemment d'une seul pièce, est en réalité divisée en quatre sous-lagunes, avec trois lignes de séparation, trois lignes de partage des eaux aux Santi, à S. Spirito et à la Cà dei Furlani, respectivement.

Chacune de ces subdivisions est en soi un système hydrographique complet, avec ses lignes de partage des eaux, ses petits courants et ses fleuves principaux, qui dirige ou reconduit la marée depuis ou vers la mer.

J'ai mentionné le fait que la marée entrante perd beaucoup de sa vitesse à son passage des ports vers les recoins les plus éloignés de la lagune, et cette réduction de force produit graduellement une autre division de l'étendue de la lagune, entre ce qui est techniquement appelé la Laguna viva et la Laguna morta, la Lagune vive et la Lagune morte.

La Lagune vive est cette partie de la lagune où la force de la marée est la plus active, où la différence entre la marée haute et la marée basse est distinctement marquée par l'apparition et la disparition des bancs de  vase.

La Lagune morte est cette section de la lagune qui est le plus près de la terre ferme où l'eau ne ressent guère la vie et l'influence vivifiante de la marée. 

Elle se présente en mares semi stagnantes entre les petites îles, plantées de touffes d'algues ou de tamarins et de lavandes de mer qui déploient sur la surface de cette terre douteuse un voile miroitant de bleu en été, quand la plante fleurit, ou un manteau d'un riche violet à l'automne, quand la lavande de mer s'étiole.

Voici donc l'action de la mer sur la lagune. Alors que les Lidi prennent la part principale dans la formation de ce bassin, c'est la mer qui lui confère les caractéristiques internes spéciales qu'elle affiche : cette double division en sous-lagunes et entre Lagune morte et Lagune vive.

Alors que la marée monte ou descend dans l'estuaire, les bancs de vases sont alternativement recouverts ou dénudés. Mais même lorsque la marée est à son plus haut il n'est pas possible pour les bateaux de traverser l'étendue de la lagune dans toutes les directions car en beaucoup d'endroits, l'eau ne se situe pas à plus de trois pouces au-dessus du fond vaseux.

Il est par conséquent absolument nécessaire que les bateaux suivent les voies des plus profonds canaux par lesquels la mer entre et sort de la lagune. 

L'étendue de la lagune est traversée par cinq principales voies qui convergent toutes vers Venise. Les linéaments de ces canaux sont définis par des pali, poteaux enfoncés dans la vase le long de leurs bordures.

Les pali ne constituent pas seulement un élément important du paysage vénitien, mais ils sont absolument essentiels à la navigation dans les lagunes.

Sans eux même un autochtone serait presque sûr de se fourvoyer et de se retrouver échoué sur un banc de vase, où il devrait attendre jusqu'à ce qu'il soit libéré par la marée montante.

L'imperturbabilité de la surface de la lagune s'est souvent avérée l'une des défenses les plus appréciables de la cité depuis les temps où les chevaliers francs, commandés par le fils de Charlemagne, furent menés à leur destruction par la vieille femme de Malamocco, rex consilii ainsi qu'elle est dénommée, qui leur dit que Venise qui s'offrait à leur vue pourrait être facilement atteinte à travers les six miles de bancs de vase et de canaux intriqués et serpentant.

Et sans les pali, dont il y a plus de 20.000, le même sort s'abattrait certainement sur plus d'un voyageur moderne qui s'aventurerait sur ces eaux. 

Leur beauté, leur fascination, leur infinie variété ;la gloire des couchers de soleil en automne ; la frémissante lumière blanche d'une aube d'été ; la vaste arche de cieux tendue au-dessus de la lagune ; l'incessant changement et miroitement de couleur à la surface de l'eau ; les Alpes imperturbables et immobiles avec leur manteau de neige immaculée ; avec tout cela et plus encore, le lecteur pourrait devenir intimement plus connaisseur de lui-même, pour peu qu'il adopte une vie dans les lagunes.

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